end

end
*blog a l'abandon géré par un errant*

-------

Sur les cimes du désespoir

Une constatation que je peux vérifier, à mon grand regret, à chaque instant : seuls sont heureux ceux qui ne pensent jamais, autrement dit ceux qui ne pensent que le strict minimum nécessaire pour vivre. La vraie pensée ressemble, elle, à un démon qui trouble les sources de la vie, ou bien à une maladie qui en affecte les racines mêmes. Penser à tout moment, se poser des problèmes capitaux à tout bout de champ et éprouver un doute permanent quant à son destin ; être fatigué de vivre, épuisé par ses pensées et par sa propre existence au-delà de toute limite ; laisser derrière soi une traînée de sang et de fumée comme symbole du drame et de la mort de son être - c'est être malheureux au point que le problème de la pensée vous donne envie de vomir et que la réflexion vous apparaît comme une damnation.

-------

Nous devons la quasi-totalité de nos découvertes à nos violences, à l'exacerbation de notre déséquilibre. Même Dieu, pour autant qu'il nous intrigue, ce n'est pas au plus intime de nous que nous le discernons, mais bien à la limite extérieure de notre fièvre, au point précis où, notre rage affrontant la sienne, un choc en résulte, une rencontre aussi ruineuse pour Lui que pour nous. Frappé de la malédiction attachée aux actes, le violent ne force sa nature, ne va au-delà de soi, que pour y rentrer en furieux, en agresseur, suivi de ses entreprises, lesquelles viennent le punir de les avoir suscitées. Point d'oeuvre qui ne se retourne contre son auteur : le poème écrasera le poète, le système le philosophe, l'évènement l'homme d'action. Se détruit quiconque, répondant à sa vocation et l'accomplissant, s'agite à l'intérieur de l'histoire ; celui-là seul se sauve qui sacrifie dons et talents pour que, dégagé de sa qualité d'homme, il puisse se prélasser dans l'être. Si j'aspire à une carrière métaphysique, je ne puis à aucun prix garder mon identité : le moindre résidu que j'en conserve, il me faut le liquider : que si, au contraire, je m'avanture dans un rôle historique, la tâche qui m'incombre est d'exaspérer mes facultés jusqu'à ce que j'éclate avec elles. On périt toujours par le moi qu'on assume : porter un nom c'est revendiquer un mode exact d'effondrement.
Fidèle à ses apparences, le violent ne se décourage pas, il recommence et s'obstine, puisqu'il ne peut se dispenser de souffrir. S'acharne-t-il à perdre les autres ? C'est le détour qu'il emprunte pour rejoindre sa propre perte. Sous son air assuré, sous ses fanfaronnades, se cache un passionné du malheur. Aussi est-ce parmi les violents qu'on rencotre les ennemis de soi. Et nous sommes tous violents, des enragés qui, ayant égaré la clef de la quiétude, n'ont plus accès qu'aux secrets du déchirement.
...


-------

Dans une des chapelles de cette église laide à souhait, on voit la Vierge se dressant avec son Fils au-dessus du globe terrestre. Une secte agressive qui a miné et conquis un empire et en a hérité les tares, commençant par le gigantisme.

Cioran

# Posté le dimanche 29 mai 2005 16:06

Modifié le mercredi 27 juillet 2005 15:43

?

?
--


--


--


--


--


--


--

# Posté le lundi 13 juin 2005 11:54

Modifié le lundi 24 octobre 2005 18:01

re-start

re-start
C'EST REPARTI ^^

fo être motivé

# Posté le lundi 13 juin 2005 15:47

Modifié le mercredi 15 juin 2005 16:49

Noir Dez

Noir Dez
.
L'appartement..

Attents-toi à c'que je me traîne
A tes pieds, Laura, j'ai constaté que même
Un silence de toi, pouvait pousser mon rire à mourir

Attends-moi, toi tu es la reine
Des sommets, l'orage sévit dans les plaines
Tu ne m'entends pas, je suis parasité malgré moi

Elle a su, simplement
Enfermer mon coeur dans son appartement

Avec ou sans toi, j'ai quelques problèmes
Tu t'en fous, Laura, j'suis désolé quand même
Si tu vas par-là, ça me convient aussi dépose-moi

Encore une fois, c'est d'en bas que j'appelle
Elle se penche parfois de son nid d'hirondelle
Daigne me recevoir, ne me laisse pas de place pour m'asseoir

Elle a su, simplement
Changer les clefs de son coeur
Et de l'appartement
Attends-toi à c'que je me traîne
A tes pieds, Laura, en attendant je sais
Que le jour viendra, où je pourrai en mourir de rire


---------------------------

Comme elle vient...

...
Hé camarade
Si les jeux sont faits
Au son des mascarades
On pourra toujours se marrer
Et dans tout le long des courants d'air
On voit des amoureux
Qui savent encore changer leurs nerfs
En un bouquet délicieux
On en aura des saisons
Des torrides et des blèmes
Je peux encore garder ton nom
Je peux aussi dire que je l'aime


---------------------------

Des visages des figures

...
Si tout devient opaque
Ma reine, ma reine
J'ai bien aimé ta paire de claques
Et surtout ton dernier baiser

Des visages, des figures
Dévisagent, défigurent
Des figurants à effacer
Des faces A, des faces B
...


---------------------------

Septembre, en attendant...

Juste le temps de battre des cils,
Un souffle, un éclat bleu,
Un instant, qui dit mieux,
L'équilibre est fragile

J'ai tout vu
Je n'ai rien retenu
...


---------------------------

Les écorchés...

...
Oh mais non rien de grave
Y'a nos hématomes crochus qui nous
Sauvent
Et tous nos points communs
Dans les dents
Et nos lambeaux de peau
Qu'on retrouve ça et là
Dans tous les coins
Ne cesse pas de trembler
C'est comme ça que je te reconnais
Même s'il vaut beaucoup mieux pour toi
Que tu trembles un peu moins que moi
...


---------------------------

Toujours etre ailleurs...

...
La solution est sans doute amère
Si l'on considère
Qu'on n'sait pas où ça mène...

Quelqu'un ici pourrait-il me dire
Quelles sont les raisons qui me poussent?

Et les yeux vers l'ouest
Toujours être ailleurs
Et les mains vers l'est
J'veux toujours être ailleurs
...


---------------------------

Danse sur le feu Maria

Maria s'endort elle imite les morts
Les petits anges bleus lui sucent les yeux
Ecoute moi maint'nant et on va choisir, elle a dit
On fera tout c'qui est interdit
Mon délire

Notre père qui êtes aux cieux
Accordez nous une heure ou deux
Pour glisser sur la tranche des lames
Mais sans bien sûr blesser les âmes
Maria, sors des décombres
Recommence à bouger ton ombre...
Danse sur le feu Maria !
...


---------------------------

Tu m'donnes le mal

...
comme tu as pris soin
qu'elle brille de loin
ta surface lisse
tu m'donnes le mal
mais reste à voir
le soleil noir
de ta narcisse
tu m'donnes la mal

tu m'donnes le mal, oh mal
c'est la spirale infernale
remonte encore, et encore
jusqu'à la fin et jusqu'au bord

avec sur tes lèvres
ce sourire vert
toujours le même
tu m'donnes le mal
il y'a ce poids
autour de toi
c'est comme tu l'aimes
tu m'donnes le mal
...



oué ben.. voila quoi.. c noir dez.. que dire de plus.. a part que je connais rien de mieux musicalement parlant..

--> le site officiel
--> un bon joli ptit site ou ya la totale ou presque

# Posté le lundi 13 juin 2005 18:17

Modifié le lundi 13 juin 2005 18:39

Tryo

Tryo
tryo.. un groupe que j'aime particulierement.. pourtant c pas le genre de musique que je prefere.. mais bon.. voila quoi..
bref.. a part sa.. que puis-je dire d'autre sur eux.. c un des rares groupes qui a.. je pense.. tout compris a la musique..
sinon.. des songs tripées, engagées, qui font reflechir, marrer,... c tt sa tryo.. et bien plus encore.. bref.. c magnfique.. tryo quoi.. et en plus sa rappelle de bons souvenirs

leur bio ... <--
site officiel ... <--


Mes songs prefs de tryo :

- L'hymne de nos campagnes ...
- La main verte ...
- Le petit chose ...
- Serre-moi ...
- Desolé pour hier soir ...
- Ta réalité ...

j'mets meme les liens.. j'vous mache vraiment le travail.. pour une fois que je m'applique.. bon.. c bien parce que g absolument rien a foutre et je me fais chier a ct'heure^^

et puis bon.. tryo.. les paroles sont marrantes ou belles.. mais avec la musique.. c hyper cool quoi..


"... et je suis passé de la haine, de la haine à l'indifférence, de l'indifférence à l'errance..." - tryo

# Posté le lundi 13 juin 2005 18:32